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Critique of an article

Critique of an article

Critique of an article ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. En pratique : Quelles sources sont attendues ? L’esprit critique désigne une capacité à s’interroger avec exigence et rationalité sur la réalité ou la probabilité de faits et de relations prétendus, puis sur leurs interprétations.

En particulier, le fait a-t-il l’importance décisive qu’on lui accorde ? Ainsi, un exemple ne prouvera pas grand-chose, contrairement à un contre-exemple, qui peut valoir réfutation. Ou, encore, la rencontre de deux faits ne permet pas de conclure à l’existence d’une relation de causalité. On s’arrête dans le parcours afin d’évaluer sa façon de procéder et on se demande si le résultat a un sens. On examine la démarche, qui se doit rationnelle et rigoureuse, pour en faire ressortir les défauts et les qualités. Cependant, l’esprit critique ne cherche pas seulement à mettre en lumière des erreurs de raisonnement. Il s’en prendra également aux arguments sophistiques, faits exprès pour tromper, et qui prennent appui sur certaines tendances psychologiques de notre intellect, à l’origine des erreurs les plus courantes.

De manière plus générale, l’esprit critique peut être considéré comme l’antidote de la rhétorique. On a pu voir dans l’auteur de l’Antiquité, Lucien, une sorte de préfiguration de Voltaire. Cela n’est pas sans évoquer la démarche de la zététique contemporaine, quand elle révèle sous le sorcier ou le mage un simple prestidigitateur ou illusionniste. Les états psychologiques et les démarches d’esprit caractérisant l’esprit critique sont l’analyse, le doute, l’appréciation, le discernement, l’évaluation, le jugement et la réflexion. L’esprit critique est une approche objectivante visant à réduire les erreurs de jugement. C’est une discipline d’honnêteté intellectuelle permettant de lutter contre les mystifications, de prendre du recul par rapport à ses convictions. En 1593, le bruit courut que les dents étant tombées à un enfant de Silésie, âgé de sept ans, il lui en était venu une d’or à la place d’une de ses grosses dents.

Rien n’est plus naturel que d’en faire autant sur toutes sortes de matières. Je ne suis pas si convaincu de notre ignorance par les choses qui sont, et dont la raison nous est inconnue, que par celles qui ne sont point, et dont nous trouvons la raison. Cela veut dire que, non seulement nous n’avons pas les principes qui mènent au vrai, mais que nous en avons d’autres qui s’accommodent très bien avec le faux. Il est important de ne pas faire de ses propres opinions et croyances une valeur, et de ne jamais perdre de vue l’exigence de rigueur et de vérité. Ma croyance ne saurait valoir pour tous, puisqu’elle m’est propre.

Une problématique possible à propos de l’esprit critique revient à s’interroger sur les conditions culturelles de son apparition. Peut-on faire preuve d’esprit critique uniquement en prenant conscience de ce qu’il y a d’insuffisant, voire d’absurde, dans les croyances en vigueur ? Suffit-il en somme d’oser penser, selon la définition kantienne des Lumières ? Mais critiquer l’esprit critique, n’est-ce pas, en somme, lui rendre hommage ? On répondra à Comte que l’esprit critique ne se confond pas avec le scepticisme ni avec l’esprit de contradiction. Il ne défait que pour reconstruire, explique ainsi Ernst Cassirer, dans La philosophie des Lumières. En particulier, l’on n’aura pas d’autant plus d’esprit critique que l’on niera les conceptions de ses adversaires et qu’on les baptisera idéologies.